Transformer la structure pour révéler la fonctionnalité
Pourquoi la structure compte
Sa morphologie, sa granulométrie, sa porosité et sa surface accessible influencent aussi son comportement dans une matrice ou un procédé industriel.
En fragmentant les particules et en augmentant leur surface de contact, la micronisation permet de travailler cette structure.
La micronisation peut ainsi modifier le comportement d’une matière : dispersion, hydratation, texture, stabilité, accessibilité microbienne, exposition des composés associés aux parois ou fermentescibilité selon la matrice et l’application.
C’est le cas, par exemple, de l’accessibilité de ce que les parois contiennent : dans de nombreuses matrices végétales, une part importante des composés phénoliques est associée aux parois plutôt que présente sous forme libre une organisation que la micronisation contribue justement à rendre accessible.
Deux applications concrètes, dans deux domaines très différents.
Sur les fractions de blé, cette surface démultipliée rend les fractions insolubles directement accessibles à la colonisation microbienne.
Cette accessibilité favorise une colonisation bactérienne associée aux fractions insolubles et une fermentation progressive, avec une orientation vers les acides gras volatils à chaîne courte.
Une partie des composés phénoliques, dont l'acide férulique, est liée aux parois des fractions de blé. La micronisation rompt les cellules et expose directement certains de ces composés ; l'acide férulique lié est, lui, libéré progressivement par l'activité fermentaire du microbiote.
→ Ce que dit la recherche : micronisation des fractions de blé
Après extraction de fibres végétales d’intérêt, celles-ci sont activées par micronisation.
Sur des fibres végétales destinées à l’œnologie, cette même surface démultipliée expose davantage de sites de rétention : elles adsorbent alors, par adsorption physique et sans liaison chimique, les molécules de pesticides et de mycotoxines comme l’ochratoxine A — un phénomène stable dans le temps, documenté par le brevet REALDYME.
Fragmenter par micronisation les particules d’une fibre végétale peut révéler des propriétés fonctionnelles insoupçonnées, au-delà des applications REALDYME. Plusieurs exemples, validés scientifiquement et/ou exploités industriellement, l’illustrent.
Gélifier, épaissir, stabiliser
Stabiliser des émulsions
Apporter une charge texturante
Renforcer des matériaux biosourcés
Quatre fibres, trois secteurs, un point commun : la micronisation seule — sans chimie, sans solvant — contribue à transformer un co-produit végétal en ingrédient fonctionnel.
La micronisation REALDYME est un procédé mécanique à sec, sans solvant, sans traitement chimique et sans cuisson, qui fragmente la matière, augmente sa surface de contact et préserve la matière végétale.
Travailler la structure physique des matières végétales ouvre de nouvelles perspectives pour des ressources parfois encore sous-valorisées : sons de céréales, enveloppes, cosses, fractions fibreuses ou autres co-produits agricoles et alimentaires.
La micronisation peut contribuer à en révéler le potentiel d’usage, dans l’alimentation comme dans des applications process ou techniques.
Des premiers essais à des volumes industriels récurrents, REALDYME peut étudier la faisabilité de votre matière.